jeudi 5 avril 2012

"Ce qui doit être dit" -- "Was gesagt werden muss" -- Günter Grass

"Ce qui doit être dit"
"Was gesagt werden muss"
Günter Grass
(traduction : Michel Klepp sources: Arte Journal)

Pourquoi je ne dis pas
pourquoi ai-je tu pendant trop longtemps
ce qui est pourtant évident
et a fait l'objet de tant de simulations
dans lesquelles nous, les survivants,
sommes au mieux des notes de bas de page.

On évoque le droit à une frappe préventive,
l'éradication du peuple iranien soumis,
tenu à une liesse sans joie par un fort en gueule,
sous prétexte que ce potentat construirait une bombe atomique.

Mais alors, pourquoi m'interdis-je
de nommer cet autre pays
qui dispose depuis des années,
certes dans le plus grand secret,
d'un potentiel nucléaire croissant
et échappant à tout contrôle,
puisque aucun contrôle n'est permis ?

Le silence général autour de ce fait établi,
ce silence auquel j'ai moi-même souscrit,
je le ressens comme un mensonge pesant,
une règle que l'on ne peut rompre
qu'au risque d'une peine lourde et infamante :
le verdict d'antisémitisme est assez courant.

Mais aujourd'hui, alors que mon pays
coupable de crimes sans commune mesure,
pour lesquels il doit rendre des comptes encore et encore,
mon pays donc, dans un geste purement commercial,
certains parlent un peu vite de réparation,
s'en va livrer un nouveau sous-marin à Israël,
un engin dont la spécialité est d'envoyer
des ogives capables de détruire toute vie
là où l'existence de ne serait-ce qu'une seule
bombe nucléaire n'est pas prouvée,
mais où le soupçon tient lieu de preuve,
je dis ce qui doit être dit.

Pourquoi me suis-je tu aussi longtemps ?
Parce que je croyais que mes origines,
entachées par des crimes à jamais impardonnables,
m'interdisaient d'exprimer cette vérité,
d'oser reprocher ce fait à Israël,
un pays dont je suis et veux rester l'ami.

Pourquoi ne dis-je que maintenant,
vieux, dans un ultime soupir de mon stylo,
que la puissance nucléaire d'Israël
menace la paix mondiale déjà fragile ?
Parce qu'il faut dire maintenant
ce qui pourrait être trop tard demain,
et parce que nous, Allemands, avec le poids de notre passé,
pourrions devenir les complices d'une crime,
prévisible et donc impossible
à justifier avec les excuses habituelles.
Pourquoi je ne dis pas
pourquoi ai-je tu pendant trop longtemps
ce qui est pourtant évident
et a fait l'objet de tant de simulations
dans lesquelles nous, les survivants,
sommes au mieux des notes de bas de page.

Je dois l'admettre aussi, je ne me tairai plus
parce que j'en ai assez de l'hypocrisie de l'Occident
et j'espère que nombreux seront ceux
prêts à se libérer des chaînes du silence,
pour appeler l'auteur d'une menace évidente
à renoncer à la violence tout en exigeant
un contrôle permanent et sans entraves
du potentiel atomique israélien
et des installations nucléaires iraniennes
par une instance internationale
acceptée par les deux gouvernements.

Ce n'est qu'ainsi que pourrons aider
les Israéliens et les Palestiniens,
mieux encore, tous les peuples,
frères ennemis vivant côte à côte
dans cette région guettée par la folie meurtrière,
et en fin de compte nous-mêmes.


Was gesagt werden muss

Warum schweige ich, verschweige zu lange,
was offensichtlich ist und in Planspielen
geübt wurde, an deren Ende als Überlebende
wir allenfalls Fußnoten sind.

Es ist das behauptete Recht auf den Erstschlag,
der das von einem Maulhelden unterjochte
und zum organisierten Jubel gelenkte
iranische Volk auslöschen könnte,
weil in dessen Machtbereich der Bau
einer Atombombe vermutet wird.

Doch warum untersage ich mir,
jenes andere Land beim Namen zu nennen,
in dem seit Jahren - wenn auch geheimgehalten -
ein wachsend nukleares Potential verfügbar
aber außer Kontrolle, weil keiner Prüfung
zugänglich ist?

Das allgemeine Verschweigen dieses Tatbestandes,
dem sich mein Schweigen untergeordnet hat,
empfinde ich als belastende Lüge
und Zwang, der Strafe in Aussicht stellt,
sobald er mißachtet wird;
das Verdikt "Antisemitismus" ist geläufig.

Jetzt aber, weil aus meinem Land,
das von ureigenen Verbrechen,
die ohne Vergleich sind,
Mal um Mal eingeholt und zur Rede gestellt wird,
wiederum und rein geschäftsmäßig, wenn auch
mit flinker Lippe als Wiedergutmachung deklariert,
ein weiteres U-Boot nach Israel
geliefert werden soll, dessen Spezialität
darin besteht, allesvernichtende Sprengköpfe
dorthin lenken zu können, wo die Existenz
einer einzigen Atombombe unbewiesen ist,
doch als Befürchtung von Beweiskraft sein will,
sage ich, was gesagt werden muß.

Warum aber schwieg ich bislang?
Weil ich meinte, meine Herkunft,
die von nie zu tilgendem Makel behaftet ist,
verbiete, diese Tatsache als ausgesprochene Wahrheit
dem Land Israel, dem ich verbunden bin
und bleiben will, zuzumuten.

Warum sage ich jetzt erst,
gealtert und mit letzter Tinte:
Die Atommacht Israel gefährdet
den ohnehin brüchigen Weltfrieden?
Weil gesagt werden muß,
was schon morgen zu spät sein könnte;
auch weil wir - als Deutsche belastet genug -
Zulieferer eines Verbrechens werden könnten,
das voraussehbar ist, weshalb unsere Mitschuld
durch keine der üblichen Ausreden
zu tilgen wäre.

Und zugegeben: ich schweige nicht mehr,
weil ich der Heuchelei des Westens
überdrüssig bin; zudem ist zu hoffen,
es mögen sich viele vom Schweigen befreien,
den Verursacher der erkennbaren Gefahr
zum Verzicht auf Gewalt auffordern und
gleichfalls darauf bestehen,
daß eine unbehinderte und permanente Kontrolle
des israelischen atomaren Potentials
und der iranischen Atomanlagen
durch eine internationale Instanz
von den Regierungen beider Länder zugelassen wird.

Nur so ist allen, den Israelis und Palästinensern,
mehr noch, allen Menschen, die in dieser
vom Wahn okkupierten Region
dicht bei dicht verfeindet leben
und letztlich auch uns zu helfen.

dimanche 11 mars 2012

Demografie

       Plecand de la acest articol:
       http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/03/10/la-demographie-le-sujet-tabou-de-lecologie-230059
       La démographie, le sujet tabou de l'écologie
       par Denis Garnier
gandurile mele:
Sinistru!
Si, ceea ce mi se pare si mai sinistru este ca nu pot sa ma gandesc la altceva decat ca numai oamenilor li se intampla crestere demografica mai mult decat o permit resursele naturale. Dar de fapt nu li se intampla pur si simplu, ci este vorba despre inca o interventie umana intr-un mecanism natural, care a functionat foarte bine mii si mii de ani...
In natura, de pilda, cand gramineele se usuca, numarul de lacuste scade drastic. Altfel spus, numarul de indivizi dintr-o populatie data este direct proportional cu cantitatea de hrana pe care populatia respectiva o are la dispozitie.
Hrana abundenta = populatie numeroasa
Hrana putina = populatie redusa
Hrana zero = populatie zero.
Dar oamenii dau peste cap mecanismele astea de autoreglare naturala... cu ajutoarele umanitare pe care le trimit acolo unde populatiile mor de foame.
Sigur, cand ma gandesc ca oameni ca mine, ca familia mea si ca prietenii mei mor acolo de foame, ma apuca plansul.
Dar cand ma gandesc ca populatiile acelea care mor de foame devin si mai numeroase datorita unui aport ARTIFICIAL de hrana…
Pai ce facem? De exemplu, in 2012 trimitem de mancare la 1000 de oameni in plina foamete. Daca nu ar ajunge la ei nici un ajutor, ar mai ramane doar 100, sau doar 30..., care ar manca, de bine de rau, radacini, ierburi, insecte, ar supravietui si s-ar inmulti doar atat cat le-ar permite resursele de hrana din zona lor. Dar daca ajutorul nostru ajunge la ei, sa zicem ca ii salvam de la moarte in 2012... Dar in 2013, ei vor fi 1100 muritori de foame. Iar ciclul continua... In 2013, va trebui sa le trimitem mai mult… si vor fi si mai multe persoane care vor muri de foame in 2014… !
De fapt, inteleg ca ajutorul nostru – in hrana – nu este un ajutor real.
Ce-i de facut, atunci ?

Démographie

       En partant de cet article:
       http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/03/10/la-demographie-le-sujet-tabou-de-lecologie-230059
       La démographie, le sujet tabou de l'écologie
       par Denis Garnier
mes réflexions:
Sinistre!
Et, ce que je trouve encore plus sinistre, c'est que je ne peux pas me sortir de la tête que ce n’est qu’aux humains que ça arrive : une croissance démographique qui n’est pas en concordance avec les ressources naturelles. Mais en fait, cela n’arrive pas comme ça. Ici, encore, il s’agit d’une intervention humaine dans un mécanisme naturel qui a fonctionné très bien des milliers d’années ...
Dans la nature, par exemple, lorsque l'herbe sèche, le nombre de criquets diminue de façon drastique. En d’autres termes, le nombre d'individus d’une population donnée est directement proportionnel avec la quantité  de nourriture que la population respective a à sa disposition.
Nourriture abondante = grande population
Peu de nourriture = petite population
Nourriture zéro = population zéro.
Mais les humains détraquent ces mécanismes d’autorégulation naturelle ... avec l'aide humanitaire qu'ils envoient là où les populations meurent de faim.
Evidemment, lorsque je pense que des personnes comme moi, comme ma famille et comme mes amis meurent de faim là-bas, je souffre et je pleur.
Mais si je pense que ces populations qui meurent de faim deviennent encore plus nombreuses grâce à un apport ARTIFICIEL de nourriture…
En fait, qu’est-ce qu’on fait ? Par exemple, en 2012, on envoie de la nourriture à 1000 personnes dans la famine. Si aucune aide n’arrivait chez elles, beaucoup d’entre elles mourraient, il en resterait 100 ou peut-être 30…, elles mangeraient tant bien que mal des racines, des herbes, des insectes, elles survivraient et se multiplieraient seulement autant que les conditions de nourriture le leur permettraient. Mais si notre aide humanitaire arrivait chez elles, probablement qu’elles seraient sauvées en 2012… Mais en 2013, elles seraient 1100 personnes à mourir de faim. Et le cycle continue… En 2013, il faudra qu’on leur envoie plus… pour qu’il y ait encore plus de personnes à mourir de faim en 2014… !
En fait, je comprends que notre aide – en nourriture – n'est pas utile.
Que faire alors ?

jeudi 8 mars 2012

Evelyn Glennie & Fred Frith, A Little Prayer from Touch the Sound

Trouvé, par hasard (*), sur You Tube. Quelle beauté! Quelle immense beauté!

Et puis, le commentaire de sarlokkin :
While listening to this, the world makes sense again.
En écoutant cela, le monde retrouve son sens de nouveau.
Je ne connais pas sarlokkin, mais je trouve qu'il (elle) a pleinement raison. Ecoutez et regardez:


(*) c'était en cherchant la musique pour la vidéo "Exercice de visualisation des traces que nous laissons dans la conscience des autres", dans la liste proposée par You Tube.
Evelyn Glennie

mercredi 7 mars 2012

Exercice

 Exercice de visualisation des traces que nous laissons dans la conscience des autres

 L'exercice consiste en s'imaginer que la coulée qui s'entortille et s'estompe représente les traces que nous laissons dans la conscience des autres, tout au long de notre vie et après. Et en s'imaginer que le pot avec le mélange qui englobe les traces représente la conscience des autres.
(sans rapport avec l'exercice, le mélange dans le pot est fait de miel et cannelle moulue)

Exercitiu de vizualizare a urmelor pe care le lasam in constiinta celorlalti
Exercitiul consista in a-si imagina ca scurgerea care se rasuceste si se estompeaza reprezinta  urmele pe care le lasam in constiinta celorlalti, de-a lungul vietii noastre si dupa aceea. In a-si imagina ca recipientul cu amestecul care inglobeaza urmele reprezinta constiinta celorlalti.
(fara legatura cu exercitiul, amestecul din recipient este compus din miere si scortisoara macinata)

A la mort d'une amie de mon amie

Nous sommes des nains parmi les nains, sur  une poignée de terre qui rampe à peine à travers l'espace, et - oh! - on fait tant de bruit autour de nous! Et pourtant presque personne ne nous entend. Souvent même nos semblables les plus semblables ne nous entendent. Ou, pire encore, nous-mêmes ne nous entendons pas - occupés ailleurs que nous sommes ... De temps en temps, on apprend que quelqu'un est parti ... Ensuite, il y a un peu de silence. Nous voudrions tous rester jeunes, beaux et forts - pour toujours, pas vrai? Mais cela n'est  possible QUE dans le souvenir de ceux qui restent. Je m'arrête ici, je crains ne pas pouvoir t'aider. Je suis désolée. J'aimerais qu'on soit ensemble, qu'on parle des bêtises et qu'on en rie à l'infini. Ou jusqu'à faire pipi dans sa culotte. D'avoir tant ri.
Chère amie, bonne nuit, malgré tout!

La moartea unei prietene a prietenei mele

Suntem niste pitici printre pitici, pe o farama de pamant care abia se târâie prin spatiu, si - oh! - facem atata galagie in jurul nostru, desi nu ne aude mai nimeni, de multe ori nici aproapele nostru nu ne aude ori chiar mai rau, nici noi insine nu ne auzim - preocupati cum suntem in alta parte... Si uneori, mai aflam ca a mai plecat cineva... Atunci, se face un pic liniste. Toti am vrea sa ramanem tineri, puternici si frumosi - vesnic, nu? Dar asta nu se poate decat in amintirea celor ce raman. Ma opresc aici, pt ca mi-e teama ca nu te ajut cu nimic. Imi pare rau. As vrea sa fim impreuna, sa vorbim niste prostii, de care sa radem nestapanit. Sa facem pipi pe noi, da! De râs!
Te imbratisez cu drag si iti urez somn usor, totusi!

dimanche 4 mars 2012

Re: merci

Bonsoir Lionne-la-belle,

Merci pour tes bons mots. Oh-là-là, mes réserves de bons mots étaient presque épuisées! Merci, merci! Je me suis vautrée dans ces mots comme les petits moineaux dans l'eau des fontaines, mmmm, c'était bon, merci! :-)

Après vendredi chez l'ortho:
je reste à la maison jusqu'à la fin du mois. Ce n'est pas grave, mais long à refaire. :-) Comme je t'ai dit, cela m'arrange très bien.

Oui, s'il te plaît, dis-moi comment ça va, toi. Mais, même avant le 7, dis-moi comment tu te sens? En plus, avec le printemps qui est là, yes!

Grande nouvelle: j'ai appris aujourd'hui comment faire de la tarte au sucre brun, comme il faut. Mon repère à moi était très haut: les tartes de Chaumont-Gistoux. J'ai essayé plusieurs fois de faire des tartes au sucre: nan! c'était toujours à côté de la plaque! Mais aujourd'hui, je l'ai eu ma tarte! En fait, j'avais envie de manger de la tarte au sucre et j'en ai acheté une. Double mauvaise surprise:
-- pour moi: la tarte me semblait rancie!
-- pour le commerçant: je n'achèterai plus jamais de chez lui!
Mais, comme mon envie de tarte au sucre est resté intacte, j'ai osé encore une fois de faire cette sorte de tarte: la bonne fois!
Lorsqu'on se reverra, je t'apporterai pour goûter, bien? Ou, attends, voici la recette, elle est vraiment très facile:

Tarte au sucre

pour 6 à 8 personnes :
   
Ingrédients :

1 pâte brisée ou feuilletée (Delhaize, par exemple)
40 gr de beurre
2 oeufs
sel fin
2,5 dl de crème liquide
150 gr de cassonade brune

Progression :

1)Allumez le four à 240°c (th 7 à 8) (j'ai mis 7)

2) Etalez alors votre pâte dans un moule assez haut rond style Tefal, puis saupoudrez avec votre cassonade. Rajoutez un tout petit peu de sel (*)

3)Battez les 2 oeufs en omelette avec les 2,5 dl de crème et 40 gr de beurre coupé en tous petits dés, puis versez sur la tarte.

4) Cuisson 25 minutes (mais pas plus! chez moi, c'était un peu trop; la prochaine fois je laisserai 20-22 min.)

-------------
(*) à la place de rajouter un peu de sel, vous pouvez utiliser du "beurre salé" qui vous donnera sous le palais ce goût du caramel salé

Bisous pour vous,
vio




Le 2 mars 2012 14:17, Rita SMET <ritasmet@gmail.com> a écrit :
> Oh Vio,
> Qu'est-ce qui se passe donc. Encore un problème d'articulation. C'est pas en
> vélo, c'est pas en marchant mais comment fais-tu pour mettre ainsi tes os et
> muscles à l'épreuve!!!!!
> C'est une belle prise de conscience qu'à force de donner de soi sans penser
> à soi , la fatigue gagne du terrain..
> Le seul moyen de guérir c'est de s'arrêter et se reposer. Et comme tu dis,
> faire ce qui fait plaisir pour retrouver des forces et être encore plus
> efficace. Tu fais le bon choix.
> Je te donnerai de mes nouvelles après ma visite chez l'oncologue du 7 mars.
> Toi, prends bien soin de ton genoux et de tout le reste aussi.
> Pour le resto. ce sera dans nos projets futurs.
> Bien à toi Vio.
> NB: Tu sais que quand je te lis, j'entends la musique de ta voix. C'est
> tendre non?
>
>
>
> Le 1 mars 2012 09:56, viorica constantinescu <vionote@gmail.com> a écrit :
>
>> Chère Rita,
>> Pour le moment, je suis chez moi, congé de maladie, pour une entorse au
>> genou. Mais c'est très bien, car ainsi j'ai su éviter de faire la navette
>> dans le froid. Un temps, j'ai travaillé de chez moi. Et puis, en voyant que
>> cela ne se voyait pas vraiment, j'en ai eu marre, parce que je le faisait
>> avec le coeur gros au détriment de me blottir dans un canapé doux, pour
>> lire, écouter de la musique, regarder des filmes... Les sacrifices sont
>> vicieux: s'il passe trop de temps sans qu'on reçoive en échange au moins la
>> prise de conscience qu'on fait un sacrifice - cela devient une action
>> toxique pour la personne qui avait accepté le sacrifice. Alors, j'ai fait un
>> pas en arrière et j'ai passé... 3 jours sur un mois sans travailler. Ouf,
>> aujourd'hui, ma conscience reprend encore le dessus et je me suis dit que je
>> vais quand même finir une chose-boulot aujourd'hui et une autre chose-boulot
>> demain. Sans excès :-)
>> Vendredi, le 03/03, j'aurai les résultats de l'arthroscanner que j'ai fait
>> au genou et je saurai si je retourne au boulot ou pas. Je vois bien que le
>> genou n'est pas réparé. Peut-être qu'en 3 jours il le sera? En fin, tout ça
>> pour te dire que je ne sais pas encore si je serai de retour au boulot, la
>> semaine prochaine. On reste en contact et on arrangera ça - CAR C'EST UNE
>> TRRRRRRRRRES BONNE IDEE DE ALLER MANGER ENSEMBLE, ouiiiiii! :-)))
>> Bisous à vous tous,
>> vio
>>
>> Le 1 mars 2012 08:02, Rita SMET <ritasmet@gmail.com> a écrit :
>>
>>> Chère Vio,
>>> J'ai oublié de te remercier pour ton article.
>>> Je dois encore prendre  le temps de le lire en détails.
>>> Mais j'ai promis à mon oncologue de ne plus prendre de traitement
>>> parallèle.
>>> Je le lirai.
>>> Peut-être d'ailleurs que nous pourrions toutes les deux en discuter
>>> devant un plat de pâtes ou une pizza.
>>> Si cela t'est possible et te convient?
>>> Le 5 mars ou après le 7 où j'aurai des résultats concernant cette chimio.
>>> J'espère que tu vas bien.
>>> Ici ça va.
>>> Bien à toi et peut-être à bientôt.
>>> Rita.
>>
>>
>

jeudi 1 mars 2012

Julia et Irinuca

Julia,
J'ai bien aimé nos petites vacances, ensemble! T'es une fille super! J'aime beaucoup ta façon de raconter: tu as certainement un don pour ça. Je t'ai dit, je crois que tu pourrais écrire, avec succès. Des choses qui t'arrivent et des choses imaginées. La réalité et l'imagination bras dessus bras dessous. Et tu fais des photos luxus classe! Moi aussi - j'ai pris quelques photos:
(la 2e c'est toi qui l'as prise; je l'ai chipée sur ton FB):
http://s.joomeo.com/4f4fa3357f59a
Je te souhaite bon courage à l'école et que tout aille bien! Je t'embrasse fort. A bientôt!

Irinuca,
M-am simtit minunat! Imi doresc din tot sufletul sa veniti sa traiti... "mai incoace"! Cu tine, putem vorbi chestii nemaivorbite, nemaiîntamplate, adevarate sau inchipuite, chestii absolut noi sau vechi de cand lumea. Cu tine, lucruri deja discutate cu altii capata sensuri noi. Cu tine pot spune unde mint sau unde ma doare. Esti o scumpa si o nepretuita!
Uite si cateva poze:
http://s.joomeo.com/4f4fa3357f59a
Pupici rasunatori, mari si mici

Povestea cu un imparat care a primit doi soimi

De la Andreea, o poveste foarte frumoasa despre un imparat care a primit doi soimi; unul a fost antrenat, despre celalalt i s-a spus ca refuza sa se dezlipeasca de creanga pe care statea. Unul dintre slujitori trebuia sa se catere in fiecare zi in copac sa-i duca de mancare.
Dupa ce a incercat in fel si chip sa faca soimul sa zboare de pe creanga, imparatul si-a rugat supusii sa-l ajute. Un batran intelept s-a oferit sa faca el asta si, a doua zi cand s-a trezit, imparatul a vazut soimul zburand de colo-colo.
- Cum ai facut? si-a intrebat supusul
- A fost foarte simplu. Nu a trebuit decat sa ii tai craca de sub picioare.

mercredi 29 février 2012

Bel échange d'e-mails, sur le thème de l'amour

Mon correspondant avait écrit :
"Aimer l'autre, cela devrait vouloir dire que l'on admet qu'il puisse penser, sentir, agir à sa façon, non conforme à nos désirs, à notre propre gratification, accepter qu'il vive conformément à son système de gratification personnel, et non conformément au nôtre.
Mais l'apprentissage culturel au cours des millénaires a tellement lié le sentiment amoureux à celui de la possession, de l'approbation, de la dépendance, par rapport à l'image que nous nous faisons de l'autre, que celui qui se comporterait ainsi par rapport à l'autre, serait en effet qualifié d'indifférent."

L'éloge de la fuite, Henri Laborit, p. 33.


J'ai répondu:
Oh, oui!  Oh, oui! Magnifique!
Seulement que moi je dirais: "Aimer l'autre, cela veut dire que l'on admet qu'il puisse penser, sentir, agir à sa façon, non conforme à nos désirs [...]"
Parce que, pour moi, cela n'a pas d'importance que la grande majorité des êtres humains - prisonniers de l'apprentissage culturel (a-ha! le conditionnement!) -   n'aime pas comme ça et que, pour eux, Laborit doit dire"Aimer l'autre, cela devrait vouloir dire que l'on admet qu'il puisse penser, sentir, agir à sa façon, non conforme à nos désirs [...]"
Car lorsqu'on a un sentiment pour quelqu'un et dans le cadre de ce sentiment on n'admet pas que cette personne "puisse penser, sentir, agir à sa façon, non conforme à nos désirs [...]" - alors je ne crois pas qu'il s'agit d'amour. Ce sentiment peut avoir toute sa valeur, mais ce n'est pas de l'amour - pour moi.

 2 jours plus tard, je pense:
...mais peut-être que Laborit utilise le "devrait vouloir dire" pour la simple raison qu'il ne croit pas que "ça' existe...
Je dois trouver le temps de me plonger à fond dans cette lecture.

samedi 11 février 2012

Daniel Waples, Hang player

Mamma mia, quelle révélation, pour moi! Regardez-moi ça:
http://www.youtube.com/watch?v=_ISZrPyeRZ4
...et allez sur son site:
http://hanginbalance.com/
où il est dit que:
Daniel Waples is one of the best Hang players in the UK and regularly travels the world to play gigs and promote the art of this magicial sound. His aim is to play*perform*record*travel with as many individuals and collectives as possible whilst sharing good food, turning frowns upside down and bringing light into existence.
ce qui veut dire:
Daniel Waples est l'un des meilleurs joueurs de Hang dans le Royaume-Uni et se rend régulièrement dans le monde pour jouer des concerts et promouvoir l'art de ce son magique. Son but est de jouer * effectuer d'enregistrement * voyager * avec le maximum possible de personnes et de groupes, tout en partageant la bonne nourriture, en redonnant le sourire et en apportant la lumière dans l'existence des autres.
Je l'aime beaucoup ce type!

jeudi 9 février 2012

mercredi 8 février 2012

Travail à la maison

Je suis en congé maladie: entorse, genou droit.
j'ai demandé qu'on m'apporte le laptop du boulot -- on me l'a apporté, merci -- mais le comble est que JE N'AI PAS ENVIE DE TRAVAILLER, non, non! Et pourtant, je VAIS travailler, sinon j'aurai trop difficile en retournant au boulot.
Allez, courage!